Stratégie 2018-2022 pour l’autisme : quels changements ?

Stratégie 2018-2022 pour l’autisme : quels changements ?

Suite à une concertation nationale sur l’autisme, le gouvernement a présenté le 6 avril dernier sa stratégie pour l’autisme pour les 4 prochaines années. Les mesures annoncées sont principalement orientées sur la recherche scientifique et le diagnostic. En effet, en prenant en compte l’ensemble du parcours de vie des personnes, de la toute petite enfance à l’âge adulte, cette nouvelle stratégie pour l’autisme veut remettre la science au cœur de la politique publique de l’autisme afin de combattre les idées reçues et les stéréotypes. Le diagnostic précoce permettant de limiter les sur-handicaps est également visée par cette stratégie.

Pour répondre aux problématiques définies par les cinq groupes de travail qui se sont réunis à sept reprises lors de la concertation et ont travaillé sur des thématiques précises : 

  • la scolarisation des enfants et des jeunes autistes
  • l’inclusion des adultes autistes
  • le soutien aux familles
  • la recherche
  • et la formation.

 

Le comité de pilotage était en charge d’articuler la politique publique de l’autisme avec l’ensemble de la politique du handicap, et plus particulièrement celle relative à l’ensemble des troubles cognitifs et comportementaux.

La stratégie pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement (TND) 2018-2022 élaborée en réponse à ces attentes, a mobilisé de très nombreux départements ministériels : ministère des Solidarités et de la Santé, de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de l’Innovation, mais aussi : Travail, Justice, Logement, Culture, Sports, Outre-mer, afin d’apporter des réponses spécifiques et concrètes aux malades et à leur famille, autour de 5 engagements :

  • Engagement 1 : renforcer la recherche et les formations
  • Engagement 2 : mettre en place les interventions précoces prescrites par les recommandations de bonnes pratiques
  • Engagement 3 : garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes
  • Engagement 4 : favoriser l’inclusion des adultes
  • Engagement 5 : soutenir les familles

Au total, ce sont 20 mesures concrètes qui sont annoncées pour mener à bien cette nouvelle stratégie autisme :

  • Créer un réseau de recherche d’excellence
  • Constituer des bases de données fiables pour la recherche
  • Assurer une diffusion rapide des connaissances
  • Soutenir le développement des technologies facilitant l’apprentissage et l’autonomie des personnes autistes
  • Repérer les écarts au développement des très jeunes enfants
  • Confirmer rapidement les premiers signaux d’alerte
  • Intervenir immédiatement et réduire les délais de diagnostic
  • Réduire très fortement le reste à charge pour les familles
  • Scolariser en maternelle tous les enfants autistes
  • Garantir à chaque enfant un parcours scolaire fluide et adapté à ses besoins, de l’école élémentaire au lycée
  • Former et accompagner dans leur classe les enseignants accueillant des élèves autistes
  • Garantir l’accès des jeunes qui le souhaitent à l’enseignement supérieur
  • -Mettre fin aux hospitalisations inadéquates des adultes autistes et renforcer la pertinence des prises en charge sanitaires
  • Accompagner l’autonomie des adultes en leur proposant un logement adapté
  • Insérer les personnes en milieu professionnel
  • Soutenir le pouvoir d’agir des personnes autistes
  • Développer des solutions de répit pour les familles
  • Amplifier la formation des aidants sur l’ensemble du territoire
  • -Mettre en place de nouveaux dispositifs de soutien et d’accompagnement
  • -Reconnaître l’expertise des familles vis-à-vis des institutions et des professionnels

Une enveloppe nouvelle de 344 millions d’euros sera dégagée pour mettre en œuvre cette stratégie. Conjuguée aux 53 millions d’euros de crédits 2018 issus du 3e plan autisme, c’est au total près de 400 millions d’euros qui seront dédiés à l’amélioration de la réponse aux besoins des personnes, soit près du double de l’enveloppe du 3e plan.

Han/savoir+ : http://handicap.gouv.fr/IMG/pdf/strategie_nationale_autisme_2018.pdf

Source : www.handicap.gouv.fr

Troubles bipolaires

Troubles bipolaires

Il y a du génie lié à cette maladie !!! 

Un des aspects de la bipolarité est, en phase haute (manie), d’exacerber au maximum la créativité ; c’est pourquoi de nombreuses personnes présentant des troubles bipolaires deviennent très brillantes et débordantes d’idées, tant dans les domaines artistiques que dans d’autres domaines : la liste est longue, nous citerons Vincent Van Gogh, Toulouse Lautrec, Paul Gauguin, Jackson Pollock, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Lewis Caroll, Romain Gary, Jimmy Hendrix, Kurt Cobain de Nirvana, Léonard Cohen, Tim Burton, Marlon Brando, Marylin Monroe, Robin Williams,….. Charles Darwin, Friedrich Nietzsche et même Sigmund Freud. Et tellement d’autres…
Cette maladie ne les a pas empêché d’avoir une grande vie et d’apporter beaucoup aux autres. C’est même sûrement les phases d’hypercréativité qui leur ont permis d’offrir au monde tant de choses qui restent encore aujourd’hui : « De même qu’une perle naît d’une lésion de coquillage, ainsi la folie peut donner naissance à des œuvres incomparables. »
[Karl Jasper]

En effet le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur (appelé autrefois psychose maniaco-dépressive) qui se caractérise par une variation anormale de l’humeur : alternance de période d’excitation et de dépression, voire de mélancolie profonde pouvant mener au suicide. Les troubles bipolaires sévères touchent 1 à 2% de la population. Il est donc tout à fait possible de vivre et travailler avec un trouble bipolaire.

Pourtant les modifications de l’humeur et des fonctionnements habituels sont remarquées par l’entourage et peuvent déstabiliser les collègues.

Au travail, pour faciliter l’intégration de ces collaborateurs, il est possible d’envisager des aménagements du temps de travail, de sensibiliser les collègues sur la bonne attitude face à ce type de handicap et d’éviter de mettre la personne en situation de stress (accueil de publics difficiles, pression commerciale, changements fréquents de cadre, …).

 

Syndrome d’Asperger

Syndrome d’Asperger

94 personnalités ou personnages qui seraient Aspies (souffrant du syndrome d’Asperger, appelé également autisme de haut niveau) : Diagnostiqué à 36 ans, Ludovic Fauchier a recensé 94 personnalités présentant effectivement le SA ou étant publiquement supposées être aspies ; et il en a fait un livre publié en février dernier “Aspie, vous avez dit aspie ?” paru aux éditions Amalthée.

Ce livre dresse le portrait de 94 personnalités ou personnages ayant en commun le syndrome d’Asperger, un handicap des compétences sociales lié à l’autisme. Parmi les « Aspies » diagnostiqués ou pressentis, on trouve en première partie de cet ouvrage Albert Einstein, Steven Spielberg, Isaac Newton, Lawrence d’Arabie, Bill Gates, Wolfgang Amadeus Mozart, etc. Autant de personnalités déroutantes, originales et fascinantes qui ont fait l’Histoire dans leur domaine de compétence. Grâce à leur handicap ?

La seconde partie d’Aspie, vous avez dit Aspie ? aborde les personnages de roman, de fi lm, de dessin animé ou de bande dessinée. Excellente source d’inspiration pour les auteurs qui en font des êtres tragiques ou bien comiques : Rain Man, Sherlock Holmes, Mr Spock, Forrest Gump ou encore Lisa Simpson.

Cet essai, drôle et précis permet de mieux comprendre cette pathologie et de reconnaître parmi son entourage, ce collègue sur diplômé incapable de nous souhaiter un bon weekend, ou ce chef brillant, très créatif qui ne dit jamais bonjour !!

Un chiffre sur le diabète : 7

Un chiffre sur le diabète : 7

7% de la population mondiale souffre de diabète.
Le diabète de type 1 ou insulino-dépendant résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas, chargées de fournir l’organisme en insuline. Il est génétique et apparait dans l’enfance même chez des individus qui ont une excellente hygiène de vie. Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement est l’apport quotidien d’insuline.

Concernant le diabète de type 2 (90% des cas), l’Organisation Mondiale de la Santé parle de véritable pandémie. Dans le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant, soit le pancréas ne fabrique pas assez d’insuline compte tenu de l’apport en sucre (l’insulinopénie), soit cette insuline agit mal, (l’insulinorésistance).
De ce fait, si le diabète de type 2 est également dû à une prédisposition familiale, une bonne hygiène de vie permettra de ne pas le déclencher ou de retarder son apparition.
Ce diabète apparait d’ailleurs en général vers la quarantaine mais de plus en plus de cas de jeunes adultes sont diagnostiqués du fait de la « mal bouffe » et de la sédentarité.
La bonne nouvelle c’est qu’il est donc possible d’enrayer cette pandémie avec un meilleur équilibre alimentaire et la pratique quotidienne d’exercice physique !
Il ne s’agit pas de régime mais de retrouver une alimentation adaptée à nos dépenses énergétiques : Eviter ou diminuer les sucres ajoutés, les sodas ou jus de fruits préparés, les barres chocolatées, …
Pratiquer quotidiennement un minimum de 30 minutes d’exercice physique c’est possible : faire du sport mais aussi venir au bureau en vélo, faire une marche rapide après le déjeuner, descendre 1 ou 2 arrêts de bus/métro avant l’arrêt habituel, …).

Etre diabétique insulino-dépendant représente des contraintes pour tous les collaborateurs concernés : pratique des soins quotidiens pour vérifier sa glycémie et injections d’insuline, risque de crise d’hypo/hyper-glycémie, difficultés de concentration à certains moments de la journée,… Cela justifie donc le statut de Travailleur Handicapé pour ceux qui en font la demande.
Dans ce cas, si besoin il existe des solutions pour compenser le handicap du collaborateur et lui permettre de réaliser son travail dans des conditions d’égalité des chances par rapport à ses collègues : sensibilisation des collègues sur les bonnes pratiques en cas de crise, aménagement d’un lieu pour pratiquer les soins, aménagement d’horaires ou organisation du temps de travail.

Semaine du handicap – Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEPH)

Semaine du handicap – Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEPH)

Pour la SEPH, Com/une différence vous accompagne dans la mise en place d’événements de sensibilisation et dans la création de supports de communication innovants.

Semaine créée en 1997, elle a pour objectif de mettre en relation des demandeurs d’emploi en situation de handicap et des recruteurs mais aussi de sensibiliser le public aux différents handicaps et faire évoluer les mentalités.
Cette année, la SEPH aura lieu du 13 au 19 novembre et fêtera donc ses 20 ans ! Elle est devenue en France, une semaine incontournable et l’occasion pour les entreprises de montrer leur engagement dans l’emploi des personnes handicapées.

Vous voulez organiser une action pour la SEPH 2017 dans le but de bousculer les préjugés et sensibiliser vos collaborateurs au handicap ? Consultez notre site et contactez nous afin que nous mettions en place ensemble une sensibilisation sur-mesure !

Handissimo, une initiative en faveur des personnes en situation de handicap

Handissimo, une initiative en faveur des personnes en situation de handicap

La plateforme Handissimo a été lancée le 2 mai 2017 et vise à faciliter le quotidien des personnes en situation de handicap et leurs aidants.

En effet, sur le site, il faut d’abord préciser vos critères (âge, handicap, type de besoins). Le moteur de recherches vous soumet alors des solutions sous formes de fiches. Soins, scolarité, hébergement, voyages … Le site offre un panel large de propositions. Il s’agit alors de simplifier le parcours et les recherches des personnes en situation de handicap.

Pour l’instant, Handissimo ne fonctionne que pour la région lyonnaise mais nul doute qu’à terme, l’initiative devrait prendre de l’ampleur et être disponible dans la France entière et sous forme d’application.

Source : 20 minutes

La région Auvergne Rhône Alpes s’engage pour le handicap

La région Auvergne Rhône Alpes s’engage pour le handicap

Depuis l’arrivée de Laurent Wauquiez au conseil régional Auvergne Rhône- Alpes, le handicap se retrouve au cœur des engagements de la région. Le but est notamment de favoriser l’inclusion dans de nombreux domaines comme ceux de la formation, des transports ou encore de la culture.

La région a donc développé la démarche H+ qui accompagne l’accueil d’apprenants handicapés dans les organismes de formation. Ces derniers sont donc encouragés à améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Cette démarche H+ vise à terme à être appliquée à d’autres structures, comme les établissements touristiques, les entreprises etc. Il s’agit avant tout de créer une dynamique positive et d’accompagner des initiatives concrètes et innovantes en faveur des personnes en situation de handicap.

Source : Handirect

L’Agefiph et le FIPHFP signent une nouvelle convention de coopération

L’Agefiph et le FIPHFP signent une nouvelle convention de coopération

Le 16 juin dernier, Anne Balthazar présidente de l’Agefiph et Marc Desjardins, directeur du FIPHFP ont signé ensemble leur troisième convention de coopération. Les deux structures ayant pour but de favoriser l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap renforcent ainsi leur partenariat et s’engagent sur différents axes :

  • La sécurisation des parcours professionnels des personnes en situation de handicap

  • La proposition d’une offre plus accessible pour les bénéficiaires

  • La recherche d’innovations ayant pour but de rendre la société plus inclusive

  • Le renforcement des relations entre actions nationales et locales

  • La recherche d’une amélioration de gestion et du modèle économique de l’Agefiph et du FIPHP

Avec cette nouvelle convention, l’Agefiph et le FIPHFP espèrent mutualiser leurs moyens afin de répondre au mieux aux besoins des personnes en situation de handicap

Source : Agefiph