Cancer et travail, le retour des « super-héros » !

Cancer et travail, le retour des « super-héros » !

Françoise Meunier, oncologue belge qui a dirigé l’Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer pendant 25 ans déclare : « On s’est battu pendant 40 ans de médecine pour la survie des malades, il ne faut pas les laisser tomber maintenant qu’on les guérit. On a, aujourd’hui, des stratégies de traitements efficaces qui maintiennent une bonne qualité de vie. La société doit évoluer, elle aussi, et changer son regard. Il faut informer, éduquer, et sensibiliser ! ».

 Il est important de se préparer au retour de ces « Super héros » qui ont vaincu la maladie et qui reviennent travailler !

Comme avant ? Non, surtout pas…

 Vouloir faire comme si rien n’avait eu lieu, tant côté employé qu’employeur, est irréaliste et dangereux.

Il y a eu un bouleversement, la donne a changé. Le collaborateur est souvent plus fatigable, mais  a développé durant cet arrêt d’autres ressources : de l’envie, de la recherche de sens, plus d’empathie, de créativité… car, par la force des choses, il a fallu s’adapter, être créatif dans cette toute nouvelle situation. « A son retour, il ne faisait plus d’heures supplémentaires mais il était vraiment là, toujours disponible pour ses collaborateurs, toujours partant pour participer à un groupe de travail et avec une bien meilleure gestion du stress et des priorités ! » témoigne un manager d’une PME au retour de longue maladie de son Directeur financier.

La fatigabilité due au traitement qui se poursuit, tout autant qu’à la pathologie elle-même, ne doit pas être négligée : elle est présente et peut générer un manque de concentration ou des baisses de régime en fin de journée. Il est donc important de sensibiliser les collègues et le manager car même si le handicap est invisible, même si l’envie du salarié de reprendre le travail est réelle, l’énergie peut être capricieuse !

 Aux managers et RH de préparer le retour au travail avec le collaborateur, d’ouvrir le dialogue, de baliser le processus, avec l’appui du Médecin du travail pour offrir toutes les chances de réussite. S’il est important de respecter la confidentialité et la volonté du salarié, il l’est plus encore d’éviter le déni, le tabou sur ce sujet. On se projette, étape par étape. cela évite plein d’écueils, et en particulier la dépression, le burn-out ou une nouvelle mise en arrêt.

En accordant à notre collaborateur l’attention dont il a besoin à ce moment-là, non seulement nous construisons une relation de loyauté mutuelle, mais en plaçant l’humain au centre, nous fédérons l’ensemble de nos salariés autour de nos valeurs.

Investir sur une communication claire, c’est la clé d’un retour serein pour le manager, pour le collaborateur et pour ses collègues.

Stratégie 2018-2022 pour l’autisme : quels changements ?

Stratégie 2018-2022 pour l’autisme : quels changements ?

Suite à une concertation nationale sur l’autisme, le gouvernement a présenté le 6 avril dernier sa stratégie pour l’autisme pour les 4 prochaines années. Les mesures annoncées sont principalement orientées sur la recherche scientifique et le diagnostic. En effet, en prenant en compte l’ensemble du parcours de vie des personnes, de la toute petite enfance à l’âge adulte, cette nouvelle stratégie pour l’autisme veut remettre la science au cœur de la politique publique de l’autisme afin de combattre les idées reçues et les stéréotypes. Le diagnostic précoce permettant de limiter les sur-handicaps est également visée par cette stratégie.

Pour répondre aux problématiques définies par les cinq groupes de travail qui se sont réunis à sept reprises lors de la concertation et ont travaillé sur des thématiques précises : 

  • la scolarisation des enfants et des jeunes autistes
  • l’inclusion des adultes autistes
  • le soutien aux familles
  • la recherche
  • et la formation.

 

Le comité de pilotage était en charge d’articuler la politique publique de l’autisme avec l’ensemble de la politique du handicap, et plus particulièrement celle relative à l’ensemble des troubles cognitifs et comportementaux.

La stratégie pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement (TND) 2018-2022 élaborée en réponse à ces attentes, a mobilisé de très nombreux départements ministériels : ministère des Solidarités et de la Santé, de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de l’Innovation, mais aussi : Travail, Justice, Logement, Culture, Sports, Outre-mer, afin d’apporter des réponses spécifiques et concrètes aux malades et à leur famille, autour de 5 engagements :

  • Engagement 1 : renforcer la recherche et les formations
  • Engagement 2 : mettre en place les interventions précoces prescrites par les recommandations de bonnes pratiques
  • Engagement 3 : garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes
  • Engagement 4 : favoriser l’inclusion des adultes
  • Engagement 5 : soutenir les familles

Au total, ce sont 20 mesures concrètes qui sont annoncées pour mener à bien cette nouvelle stratégie autisme :

  • Créer un réseau de recherche d’excellence
  • Constituer des bases de données fiables pour la recherche
  • Assurer une diffusion rapide des connaissances
  • Soutenir le développement des technologies facilitant l’apprentissage et l’autonomie des personnes autistes
  • Repérer les écarts au développement des très jeunes enfants
  • Confirmer rapidement les premiers signaux d’alerte
  • Intervenir immédiatement et réduire les délais de diagnostic
  • Réduire très fortement le reste à charge pour les familles
  • Scolariser en maternelle tous les enfants autistes
  • Garantir à chaque enfant un parcours scolaire fluide et adapté à ses besoins, de l’école élémentaire au lycée
  • Former et accompagner dans leur classe les enseignants accueillant des élèves autistes
  • Garantir l’accès des jeunes qui le souhaitent à l’enseignement supérieur
  • -Mettre fin aux hospitalisations inadéquates des adultes autistes et renforcer la pertinence des prises en charge sanitaires
  • Accompagner l’autonomie des adultes en leur proposant un logement adapté
  • Insérer les personnes en milieu professionnel
  • Soutenir le pouvoir d’agir des personnes autistes
  • Développer des solutions de répit pour les familles
  • Amplifier la formation des aidants sur l’ensemble du territoire
  • -Mettre en place de nouveaux dispositifs de soutien et d’accompagnement
  • -Reconnaître l’expertise des familles vis-à-vis des institutions et des professionnels

Une enveloppe nouvelle de 344 millions d’euros sera dégagée pour mettre en œuvre cette stratégie. Conjuguée aux 53 millions d’euros de crédits 2018 issus du 3e plan autisme, c’est au total près de 400 millions d’euros qui seront dédiés à l’amélioration de la réponse aux besoins des personnes, soit près du double de l’enveloppe du 3e plan.

Han/savoir+ : https://handicap.gouv.fr/IMG/pdf/strategie_nationale_autisme_2018.pdf

Source : www.handicap.gouv.fr

L’Agefiph et le FIPHFP signent une nouvelle convention de coopération

L’Agefiph et le FIPHFP signent une nouvelle convention de coopération

Le 16 juin dernier, Anne Balthazar présidente de l’Agefiph et Marc Desjardins, directeur du FIPHFP ont signé ensemble leur troisième convention de coopération. Les deux structures ayant pour but de favoriser l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap renforcent ainsi leur partenariat et s’engagent sur différents axes :

  • La sécurisation des parcours professionnels des personnes en situation de handicap

  • La proposition d’une offre plus accessible pour les bénéficiaires

  • La recherche d’innovations ayant pour but de rendre la société plus inclusive

  • Le renforcement des relations entre actions nationales et locales

  • La recherche d’une amélioration de gestion et du modèle économique de l’Agefiph et du FIPHP

Avec cette nouvelle convention, l’Agefiph et le FIPHFP espèrent mutualiser leurs moyens afin de répondre au mieux aux besoins des personnes en situation de handicap

Source : Agefiph