Et si nous n’avions plus de sexe ?

Et si nous n’avions plus de sexe ?

Et si nous n'avions plus de sexe ?

Il y a 70 ans, Simone de Beauvoir écrivait cette phrase désormais culte « on ne naît pas femme, on le devient », posant ainsi la première pierre vers la compréhension que la différence entre les femmes et les hommes relève essentiellement d’une construction sociale.

Pour exemples, pendant la préhistoire les femmes étaient en charge de l’agriculture pendant que les hommes allaient « faire les courses » de viande, les hauts talons et le maquillage étaient l’apanage des hommes sous Louis XIV, le football était un sport féminin aux Etats-Unis il y a 30 ans, … Même si ces différences sont moins marquées aujourd’hui, offrir une barboteuse rose à un nouveau-né garçon est un geste militant ou une faute de goût !

Aujourd’hui encore, il y a seulement 26% d’étudiantes dans les écoles d’ingénieur.es, le temps passé aux tâches domestiques reste très largement dominé par les femmes et la proportion inchangée depuis plus de 20 ans (chiffres INSEE 2018) et seulement 3 femmes dirigent les entreprises du CAC 40 en France.

La faute aux hommes ?

Certainement pas, en tout cas la faute est partagée. La croyance qu’il y a des tâches, des qualités, des métiers féminins ou masculins est partagée aussi et très ancrée dans notre système de valeurs. Ces croyances sont construites depuis notre naissance, par les livres, films, dessins animées, jouets et se poursuivent par le choix des activités extra-scolaires, des matières privilégiées à l’école, des études et du comportement en société. N’avons-nous pas déjà entendu (voir dit ou pensé) « cette fillette est un vrai garçon manqué » pour décrire une enfant sportive et aventurière ou « sois un homme, arrête de pleurer comme une fillette » à un garçon sensible ?

Quelle est la première phrase que tous les jeunes parents entendent ? « C’est un garçon/ une fille ! » Pourtant près de 1% des enfants naissent « intersexe » (nées avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions typiques de « mâle » et « femelle »). Dans ces cas-là, la médecine pratique une opération ou propose un traitement hormonal en choisissant de manière plus ou moins arbitraire l’un des deux sexes dès la naissance. Certains médecins commencent à préconiser d’attendre l’adolescence pour choisir avec l’avis de l’enfant s’il se sent plus « femme » ou « homme ». Mais comment les parents concernés (1%) répondront aux nombreuses injonctions de l’entourage sur le sexe du nouveau bébé ? Cela signifierait que tous nos repères genrés changent : le prénom, l’habillement, les jeux, les couleurs, les vestiaires, les toilettes … est-ce possible ? Que les critères pour rejoindre une équipe de handball ne soit plus le sexe mais la taille, le poids et l’expérience, est-ce possible ?

A ce stade, ce ne sont que des questions rhétoriques, mais nous pouvons d’ores et déjà réfléchir aux comportements genrés que nous adoptons avec nos enfants, mais aussi nos collègues, et pourquoi pas, commencer à diminuer l’impact du genre sur nos pratiques ?

#ensemblechangeonsdeposture #égalité #diversité

Faits insolites sur la diversité

Faits insolites sur la diversité

La diversité progresse en France, dans les entreprises et dans la société, mais il reste des perles, dont il est préférable de rire : 

  • Jusqu’en 2012 en France, le port du pantalon était autorisé pour les femmes seulement lorsqu’elles étaient à cheval ou à bicyclette ! Il était temps 😉
  • Depuis le 1er octobre 2017, les images de mannequins dont l’apparence physique a été modifiée par des logiciels informatiques, dont Photoshop, doivent mentionner « photographie retouchée » Cette mention devrait apparaître sur les affiches, dans la presse, sur tous les messages publicitaires, internet…. Le décret n°2017-738 art 19 « relatif aux photos à usage commercial de mannequins dont l’apparence corporelle a été modifiée » prévoit une amende de 37 500euros en cas de non-respect de cette règle. Bizarrement je n’ai vu aucune mention de ce type, on nous aurait menti : les mannequins ne seraient donc pas retouchées, mais toujours aussi minces, lisses et parfaites ?
  • La France a été, en 1791, le premier pays à dépénaliser l’homosexualité en optant pour « l’indifférence légale à l’égard de la sexualité » jusqu’en 1942, où le maréchal Pétain signe un texte de loi restrictif sur les comportements sexuels. Ce texte sera abrogé seulement en 1982.
  • Depuis 210 ans, l’expression « en bon père de famille » était inscrite dans plusieurs textes de loi et notamment à 15 reprises dans le code civil. En 2014, elle a été remplacée par l’expression « agir de façon raisonnable et prudente » dans le cadre de la loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • En France en 2014, seulement 2% des noms de rue portaient le nom d’une femme ! Vous y voyez un signe ?
  • Selon une étude de Gabrielle Deydier (auteure de « On ne naît pas grosse »), une femme obèse a 8 fois moins de chance de trouver un emploi, contre 3 fois pour un homme obèse.

 

Course de la diversité

Course de la diversité

Le Vendredi 6 octobre 2017 de 14h00 à 18h00, au Parc de Parilly, se tiendra la première édition lyonnaise de la Course de la Diversité organisée par le club Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) Grand Lyon et le Comité Départemental du Rhône de la Fédération Française du Sport en Entreprise (FFSE).

Le concept de la course : participer en binôme sur la base de la diversité (femme/homme, personnes valides/personnes en situation de handicap, jeune/sénior…), et promouvoir ainsi les valeurs du sport et de la diversité.

Cette course, avec 2 distances : 3km et 6km, en marchant ou en courant, pour les sportifs et les non sportifs est également solidaire ! L’inscription est à 30€ et les bénéfices seront utilisés pour créer des CV vidéos pour des demandeurs d’emploi en difficulté.

Cet événement s’adresse aux salariés d’organisations (entreprises, associations, collectivités locales), ainsi qu’aux particuliers.

Une expérience riche en découvertes et en rencontres à l’intérieur du village d’animation prévus le jour J ! Assistez et participez à des démonstrations de handisport, faites vous diagnostiquer santé et nutrition, rencontrez nos partenaires…

Com/Une Différence est partenaire de la Course de la Diversité et sera en charge du village d’animation.

 

Les motifs de discrimination

Les motifs de discrimination

Selon les articles 225-1 et 225-2 du code pénal, une discrimination, pour être reconnue doit être fondée sur un des motifs de discrimination déterminés par la loi et doit relever d’une situation visée par la loi (accès à un emploi, stage, logement, soins, biens en tout genre culture, etc.). La loi française reconnait à ce jour, 25 motifs de discrimination :

  • Age
  • Sexe
  • Origine
  • Appartenance ou non-appartenance, réelle ou supposée, à un pays
  • Grossesse
  • Etat de santé
  • Handicap
  • Caractéristiques génétiques
  • Orientation sexuelle
  • Activités syndicales
  • Appartenance ou non-appartenance, réelle ou supposée à une ethnie
  • Opinions politiques
  • Opinions philosophiques
  • Croyances ou appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une religion ou culte
  • Situation familiale
  • Apparence physique
  • Patronyme
  • Mœurs
  • Lieu de résidence
  • Perte d’autonomie
  • Particulière vulnérabilité résultant de la situation économique
  • Capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français
  • Domiciliation bancaire
  • Avoir subi, relaté ou refusé des faits de harcèlement sexuel
  • Avoir subi, relaté ou refusé des faits de harcèlement moral

Si vous estimez avoir été victime de discrimination dans une des situations déterminées par la loi et l’article 225-1 du Code Pénal, vous pouvez engager des poursuites ou saisir le défenseur des droits.